lundi 14 décembre 2009

Le temps des adieux est proche



D’ici une semaine je survolerai l’Atlantique en direction de la France, le cœur gros je n’en doute pas. Je n’aurai croisé aucun caribou mais je repars avec de magnifiques images en tête ! Si je dois faire le bilan de ces quelques mois passés à Montréal, il est sûr qu’il n’y pas eu que des bons moments, mêmes de gros remises en question. Mais ce séjour était exactement ce dont j’avais besoin pour faire le point et choisir une nouvelle voie. J’ai donc choisi de rentrer …mais pour mieux repartir.
 
Montréal, ça a été des moments de fêtes et de déprime. Une colocation un peu particulière, le renforcement d’une amitié, de belles rencontres, un perfectionnement professionnel et une ouverture sur le monde. Ce qui m’aura le plus marqué c’est le multiculturalisme qui caractérise cette ville et qui m’avait d’ailleurs touché dès mon arrivée ! Ville d’immigrants, les différentes cultures se marient dans une parfaite cohésion sociale. Bien sûr, comme toute métropole Montréal connaît ses déboires sociaux mais on côtoie des gens du monde entier et chacun sait faire partager sa spécificité.
 
En travaillant dans un pays étranger, on n’a pas forcément le temps de faire tout ce que l’on a prévu. Je ne suis pas sortie autant que je le souhaitais de Montréal mais j’ai pu par contre « vivre » comme une vraie montréalaise. C’est sur mon lieu de stage que j’ai sans doute le plus appris sur le Québec. Il ne faut pas se leurrer, les étrangers ont tendance à d’autant plus se côtoyer loin de leur famille et de leurs amis d’enfance. Je suis d’ailleurs bien triste de quitter mes collègues. J’ai eu la chance de connaître une ambiance de travail vraiment agréable dans une parfaite cohésion d’équipe.
 
Une expérience que je regrette de ne pas avoir réalisée : davantage explorer les problématiques sociales que vivent les autochtones au Québéc. C’est une thématique qui me tient particulièrement à cœur (sans doute dû à ma formation sociologique). Mais j’aurai aimé me rendre compte sur le terrain de ce qu’induit l’administration particulière des réserves amérindiennes. J’ai eu toutefois la chance, lors du Forum Social Québécois, de suivre une intervention de John Martin, chef de la communauté micmac qui se bat, comme les associations APNQL et « Femmes autochtones », pour faire reconnaître les droits des amérindiens et l’auto- administration des peuples. Droit qui est reconnu dans la déclaration de l’ONU sur les droits des peuples autochtones mais que le Canada se refuse à signer.
 
Alors oui, le Québec m’a marqué par son identité multiculturelle mais au détriment de celles des Premières nations. Par mon court séjour, je n’ai pu me rendre compte que des côtés positifs et certes, sur le plus long terme, j’aurais connu certainement de plus forts désagréments. Reste que pour ceux qui souhaitent s’évader ou faire un break, Montréal est une destination qui vous comblera. Une destination qui permet de concilier perfectionnement professionnel et expérience humaine. Alors n’hésitez pas à profiter de l’opportunité que vous offre l’OFQJ !
 
 

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