Il est plus de 4 heures
du matin et je n’arrive plus à dormir. Hé oui ! Je suis de retour en France,
déboussolée et enrhumée !La traversée de l'Océan Atlantique s’est faite en
douceur, mise à part un voisin de bord atteint du syndrome de Gilles de la
Tourette et un air sec et irrespirable sans doute à l’origine des mes actuels
éternuements successifs.
Arrivée à bon port, dans notre pluvieuse Franche-Comté, j’ai été heureuse de déguster quelques mets savoureux traditionnels en famille. Tout me paraissait naturel comme si je n’étais jamais partie. Les gestes du quotidien se sont réinstallés, l’air de rien. Pourtant en marchant dans les rues de Besançon, je me sentais comme « exposée ». Etait-ce le retour dans une petite ville après avoir vécu dans une métropole de plus d’un million d’habitants, ou, comme je l’appréhendais, ce sentiment d’être un étranger dans son propre chez soi ?! Comme si je devais tout me rapproprier, seulement après six mois. Mon ancienne directrice (du Jardin Couvert) m'a dit que c'était le processus de "réintégration". Mais comment se fait-il qu'on puisse par contre se sentir tout de suite chez soi dans une ville inconnue et "oppressée" dans sa ville natale?!
Je crois que je ne réalise pas encore que Montréal est loin derrière moi, ou alors comme je le disais précédemment, les choses suivent leur cours et on suit le mouvement sans trop se poser de questions. Je n’ai pas versé ma larme en quittant le Québec mais pourtant beaucoup de choses me manquent : mes petites habitudes bien sûr, mais surtout les gens que j’y ai rencontré et mon ambiance de travail au Jardin Couvert.
J’ai de la chance d’avoir un job dès mon retour (reprise effective ce lundi, dur, dur !) mais se remettre dans le bain ce n’est pas forcément évident quand on a pu connaître un autre environnement à l’étranger. Je vais travailler de nouveau avec des demandeurs d’asile dans un centre d’hébergement. Et la prise en charge et le contexte d’immigration seront pour moi beaucoup plus durs à accepter qu’avant.
Mes nouveaux objectifs
après ce voyage : il est clair que cette nouvelle expérience positive a
confirmé mon syndrome de la bougeotte et que je n’aspire qu’à découvrir
d’autres horizons. Professionnellement, je sais également que ça ne peut
qu’être un bien si je veux donner un côté « international » à ma carrière.
Pourquoi s’entêter à repasser des diplômes d’état si je peux valider des
expériences à l’étranger ?! Mon prochain objectif est donc d’élargir mes
capacités linguistiques et de me documenter sur mes prochaines destinations.
Départ prévu en septembre 2010. Voilà donc mon dernier post relatif à mon petit
séjour à Montréal. Bien heureuse d’avoir participé à ces petites séquences
d’écriture, je pense réitérer l’expérience pour faire part de mes prochaines
aventures.
Joyeux Noël à tous et
que tous vos projets de voyage se réalisent en 2010!
| Montréal, vue depuis le Mont Royal |
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