mercredi 30 septembre 2009

Histoire québécoise



Ce matin-là, je profitais de la fin de semaine pour me reposer. Mais les rayons du soleil qui traversaient mes stores ont fini par me tirer de sous mon édredon. J’ai enfilé un chandail, je me suis donnée un coup de débarbouillette et je suis partie me promener dans les rues de Montréal.


J’ai envoyé un texte à une amie et l’on s’est rejoint une demi-heure plus tard dans un café. Elle a commencé à me raconter, qu’en plus de s’être faite dévorer par des bibittes toute la nuit, elle s’était chicanée avec son chum parce qu’il n’arrêtait pas de toucher ses gosses en public. Elle n’avait pas beaucoup de temps à m’accorder car elle devait aller chercher son gars chez sa gardienne avant 14h.Tout ça l’achalait vraiment beaucoup. Le temps de commander un sous-marin et un breuvage régulier pour le dîner, et nous nous quittions devant l’arrêt d’autobus.


J’ai décidé ensuite de magasiner tout l’après-midi et de profiter des aubaines. J’avais besoin de quelque fournitures de bureau, notamment d’une efface et d’un duo-tang. Il me fallait aussi de nouvelles gougounes et de la pâte à dents.

Alors que je prenais une marche, je suis passée devant un babillard où était épinglée une annonce pour un job de serveuse. J’ai pris les coordonnées pour faire plus tard une application. J’ai mallé une lettre à ma mère et je me suis arrêtée à une vente de garage où j’ai trouvé un sleeping-bag vraiment l’fun pour aller camper.


Une fois mes achats terminés, j’ai pensé me prélasser dans un parc avec quelques cochonneries. J’avais envie d’un bon cornet de crème glacée. Mais j’étais complètement cassée, j’avais juste un peu de change. Je décidais de rentrer chez nous quand mon cellulaire s’est mis à sonner. C’était une copine qui me proposait un party ce soir dans le Mile End. On a alors convenu de se rejoindre après que j’ai salué mes collègues dans un 5 à 7 sur Saint Laurent.


Deux heures plus tard, alors que je sortais de mon condo, je suis tombée sur un épais qui voulait discuter avec moi. J’ai finis par lui lancer « Tabernacle ! Tasse-toi du chemin, là! » Et lui, il m’a répondu agressivement « Ostie ! T’es entrain de me niaiser là ! ». Moi, je lui ai dit «Pantoute » et j’me suis sauvée en courant. A la prochaine lumière, j’ai tourné à droite et je suis entrée dans une tabagie pour m’assurer que je n’étais pas suivie.


Arrivée au bar, une de mes collègues, déjà bien paquetée, était en crisse parce que son chum avait cancelé son date. J’ai commandé une draft pendant qu’elle continuait à sacrer….Elle était vraiment fine mais était tombée en amour d’un vrai trou-de-cul. En plus, il était lousse quand il s’agissait de s’offrir des gogosses pour lui, mais c’était un vrai gratteux quand il fallait faire plaisir à sa blonde, même pas une fleur ou un gâteau pour sa fête. On a méméré sur lui une bonne partie de la soirée!


En sortant du bar, j’ai rejoins ma copine et on est passée rapidement dans un dépanneur pour acheter 2 6packs de « Belle gueule » à amener chez nos hôtes. Quand on a vu que le commerçant avait oublié de nous charger une caisse, on l’a remercié rapidement et on s’est poussé de l’autre côté de la rue avant que son « bienvenue » ne résonne de derrière la porte.


Le party se passait dans un 5 et 1/2 full quétaine avec des couleurs assez agressives. Je commençais à dévorer un épi de blé d’Inde quand je me suis fait épingler par un Ti-Joe connaissant qui voulait m’expliquer la marche du monde sans doute! En plus de ça, il était complètement chaud ! Je catchais rien à ce qu’il racontait ! J’espérais juste qu’il ne chauffe pas son char pour rentrer chez lui, même s’il m’avait gossé toute la soirée !


La rencontre suivante : un mec qui se lamentait sur sa blonde qui venait de lui donner son 4%. Elle avait la piqûre du yoga et adorait les souliers rouges. Détails dont je me serais bien passée ! Un vrai taouin ce mec ! J’étais prête à lui en calicer une !  


Enfin, j’ai entendu un « allô » derrière moi, je me suis retournée et j’ai découvert un pétard. Je l’ai salué à mon tour et il m’a invité à me tirer une bûche. J’avais une folle envie de lui toucher ses foufounes bien fermes dans son petit Levi’s. Il me cuisait foule. Il était trop cute, large et en plus granola. 

Il était avec son gang, un peu des habitants, entrain de jaser en joual. Mais, lui, il sortait du lot. Bon, j’avoue qu’il avait quand même quelque chose qui allait pas : il avait des piqûres de maringouins un peu partout sur le visage ! Mais bon, il n’arrêtait pas de raconter des jokes. Alors moi, j’ai craqué. On a placoté pendant une bonne partie de la soirée sur des tounes des années 60.


Et puis il y avait aussi cette fille avec sa caméra qui portait une camisole blanche très décolletée. On voyait même sa brassière à travers. Pis je suspectais son chum d’être un crosseur avec ses espadrilles jaune fluo !


Une fois sorties du party, mon amie et moi avions une faim de loup. On s’est arrêtée dévorer un chien chaud et une écœurante poutine. J’ai fini la soirée sur une liqueur tellement on avait les yeux dans la graisse de binnes.


Puis, on a décidé de faire du pouce pour rentrer chez nous. Un mec nous a pris mais il a fait un flate deux blocs plus loin. Son pneu a explosé, le flasheur de son clignotant a brûlé et il a terminé dans le bumper de la voiture garée dans le stationnement de l’épicerie d’en face ! On a continué à pied. Je commençais vraiment à avoir frette.


Arrivée devant ma porte, je me suis aperçue qu’elle était barrée. J’avais laissé mes clefs dans ma chambre et mon coloc ne m’entendait pas frapper à la porte ! J’avais tellement envie d’aller à la toilette que j’ai fini par pisser dans mes bobettes, honteuse sur mon paillasson devant ma copine qui s’est écroulée de rire !

PS: Corrigée et validée par une «pure» québécoise 

La fameuse poutine québécoise

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire