vendredi 20 novembre 2009

Il faut sauvez Willy!




En ce début d’après midi d’octobre, et après un voyage de 7 heures, ma sœur et moi arrivions à Tadoussac, la capitale d’observation des baleines au Québec.  A peine avions nous mis le nez dehors que nous découvrîmes un paysage enneigé et féérique.  La destination s’annonçait à hauteur de nos attentes !

Après avoir déposé nos affaires dans notre charmante petite « Eau Berge », nous partîmes gravir une « gentille » montagne afin de profiter du panorama. Arrivées au sommet, le silence qui nous entourait ne rendit que des plus majestueux le spectacle qui s’offrait à nous. Au-delà des collines couvertes d’un fin manteau blanc, le gris du ciel se mêlait parfaitement à l’horizon au fleuve Saint Laurent.

De retour sur la baie, nous nous promenâmes un peu le long de la plage avant d’aller déguster une gaufre à l’érable au Café Bohème. Cet ultime lieu de rencontre s’apprêtait à imiter ses camarades et à fermer ses portes en cette fin de saison touristique. En effet, le calme régnait sur Tadoussac. Au sommet de la baie, les maisons étaient toutes barricadées, comme si elles avaient déjà entamées leur hivernage. Peu de commerces étaient encore ouverts et on ne croisait guère de monde dans les rues.

Notre hébergement contrastait avec tout cela : la fête bâtait son plein parmi les voyageurs depuis la veille. Nous préférâmes regagner notre lit et recharger les batteries afin de profiter pleinement de notre lendemain. 

Au petit matin, après un bon petit-déjeuner, nous partîmes faire le tour du lac de l’Anse à l’eau. Encore une fois, nous ne pouvions que rester ébahies devant le miroir qui se dessinait devant nos yeux. La forêt rougeoyante se reflétait parfaitement dans cette eau claire et limpide. Toutefois un bruit soudain perturba notre sympathique promenade dans ce bois paisible. Un léger sentiment paranoïaque sur quelconques  rencontres avec des animaux sauvages nous obligea à rebrousser chemin. 


Nous répartîmes en direction de la plage où nous nous restaurâmes, réchauffées par les éblouissants rayons du soleil. Un vent fort soufflait ce jour là, mais le ciel argenté de la veille avait laissé place à un bleu parfait auquel se mariait une étendue de nuages meringués.  


 A 13h00, il était temps pour nous d’embarquer à la rencontre de ces mammifères qui se rassemblent au confluent du Saint Laurent et du fjord de Saguenay à l’arrivée du printemps. Ils allaient bientôt s’en aller mais notre voisine de chambre nous avait fait part de sa merveilleuse aventure de la veille. Une cinquantaine de phoques avait accompagné leur bateau dans son sillage et ils avaient eu la chance d’apercevoir deux baleines à bosse.

Nous étions donc toutes excitées ! Mais pour nous, la quête fut longue et difficile. Le vent ne joua pas en notre faveur. Toutefois à force de persévérer nous commençâmes à apercevoir quelques petites têtes émergées, le plus souvent des phoques voire des êtres non-identifiés !  Un béluga se manifesta également à la fin de notre voyage. Mais c’est alors que nous nous apprêtions à rentrer à bon port, que plusieurs rorquals en chasse encerclèrent notre bateau. L’expérience fût magique ! Et même si l’observation n’avait pas été aussi dense que pour notre voisine, nous en avions quand même plein les yeux. Cette rencontre avec le Saint Laurent et ces quelques apparitions rompaient avec notre quotidien et nous en étions que des plus émerveillées. 

Nous posâmes le pied à terre, le sourire aux lèvres,  en chantonnant « Will you be there » de notre défunt Michael Jackson.  Il était temps pour nous de dire au revoir à Tadoussac. La suite du voyage: une petite escale à Québec avant de partir à la découverte de NYC !





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