« Bonjour à tous,
J’espère que ce blog
vous permettra de voyager avec moi “au pays des caribous” et que vous y
trouverez des informations intéressantes.
Je suis donc à Montréal
depuis plus de deux semaines. J’ai trouvé la pluie et le vent au début mais en
ce moment “c’est la canicule”! Le soleil est donc au rendez-vous pour la
découverte de la ville, condition nécessaire pour le moyen de transport le plus
utilisé dans cette ville: le vélo. Malgré mon côté peu sportif je m’y suis mise
aussi. On circule facilement même s’il faut se méfier des faux plats, très vite
éreintant. Toutefois, il faut “prendre le coup”: les rues traversent toute la
ville et lorsque l’on doit se rendre à une adresse, il ne faut pas oublier que
les rues ont deux fois le même numéro, l’un à l’est, l’autre à l’ouest. Alors
pour moi qui n’aie pas le sens de l’orientation, qui ne fais pas la différence
entre ma droite et ma gauche, j’ai encore un peu de mal à me repérer dans cette
toile quadrillée.
Je ne suis pour le
moment pas encore sortie de Montréal mais je découvre les quartiers un par un:
le vieux port, le quartier chinois, Mont-Royal, le quartier gay…et le Boulevard
Saint Laurent, premier lieu que j’ai visité ici. Tout m’a paru extrêmement
familier…Cette rue partage Montréal en deux (est-ouest) et témoigne du
cosmopolitisme marqué de la ville. N’avais-je pas fait deux pas que je lis
“Chez le portugais”: ça pullule de restaurants ou de magasins portugais, même
un petit parc est dédié à la communauté. On va donc dans l’épicerie la moins
chère du coin (bon plan de ma copine qui vit ici depuis un an) et me voilà
devant des gâteux “Maria”, des pudim en poudre “boca doce”, des olives et des…
tremoços (lupins). Tout ça ne parlera qu’aux initiés du Portugal. En tout cas, ça m’a drôlement fait plaisir!
Et puis bien sûr, on
retrouve tout le côté « ricain » que nous sommes habitués à voir dans
les films: les packs de lait, les fontaines à eau eau, les gros 4×4, la largeur
des rues, les brunchs, les lofts, les escaliers à incendie, les parcs
communautaires avec terrains de sport, les façades en brique, les bagels, le
sirop d’érable, les cafés à emporter, les fenêtres à guillotine, les armoires
de toilette intégrées au mur comme dans la salle de bain de Carry Bradshaw …
Montréal, c’est aussi
une expérience linguistique à part entière, de quoi vous donner des complexes
puisque quasi tout le monde est bilingue. Au français et à l’anglais peuvent
s’ajouter l’espagnol, le créole, le chinois…C’est hallucinant de les voir “switcher”
d’une langue à l’autre en l’espace de deux secondes. Et nous à côté, on se sent
bien misérable, français que nous sommes.
Puis c’est aussi une
ville où il y a toujours quelque chose à faire: hoola-hoop au parc La Fontaine,
concerts, cinéma plein air, bars à foison, pique-nique. Et tu te retrouves
souvent dans une soirée organisée par quelqu’un que tu ne connais pas, un peu à
la manière de “Mais qui est-ce Carlos?” pour les amateurs de “How I met your
mother” (épisode 1×02).
Bon, il y a quand même deux
points négatifs dans ces premières impressions: les moustiques (j’ai des
cratères sur tout le corps) et les cigales. Au tout début, j’entendais souvent
comme une surtension électrique assez désagréable, un bruit qui revenait
régulièrement et peu importe le lieu où je me trouvais dans la ville. Jusqu’au
jour où un vieux monsieur a appris à deux de nos amis que ce sont les cigales
qui “chantent” dans les cimes des arbres.
D’un niveau purement
professionnel, j’ai commencé mon stage dans un centre pour demandeurs d’asile
quelques jours après mon arrivée. L’accueil a été très chaleureux. Ce qui pour
eux est essentiel puisqu’ils travaillent avec une centaine de bénévoles en plus
de l’équipe professionnelle. La prise en charge des réfugiés fonctionne de
manière bien différente de la
France mais ça je vous l’expliquerai une autre fois. »
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